Evol

Classé parmi les plus beaux villages de France


 
 
 
 
EVOL était au moyen âge le centre d’une importante vicomté créée en 1335, qui comprenait les villages des Horts, de Sauto, Estavar, Bajande, Fontrabiouse, Creu, Olette, Jujols et Fetges. Le seigneur en était alors Bernat de So, descendant de Bernat de Llo (mentionné comme seigneur d’Evol en 1163).Au XVème siècle, la seigneurie passa à la famille de Castre-Pinos, puis au XVIIème siècle à celle des ducs d’Hijar, qui étaient encore seigneurs d’Evol à la veille de la révolution.
 
 
 
 
 
 
 
Le village
 
Le processus de dépeuplement du village d’Evol s’est effectué à partir du XVIIème siècle, d’abord et surtout au profit de son annexe d’Olette, sur l’ancienne via conflentuentana (menant du Roussillon en Cerdagne) érigée en paroisse en 1597 et où le siège paroissial d’Evol fut transféré en 1603. La commune d’Evol, elle-même, a été annexée à celle d’Olette en 1827.En 1568, on comptait trente chefs de famille à Evol (ce qui représentait environ 150 habitants), 100 feux à Olette en 1586 (soit dans les 500 habitants). Evol comptait, en 1789, 57 feux (250 à 300 habitants) et moins de 50 feux en 1905 soit 272 habitants.En 1903, Olette comptait environ 700 habitants. Sa population (grossie de celle d’Evol) ne cessa d’augmenter jusqu’au milieu du XIXème siècle (1263 habitants en 1846) et déclina lentement ensuite pour arriver au nombre de 595 habitants en 1961 dont 50 habitants d’Evol. En 1982, la population d’Olette-Evol était de 532 habitants.Le dépeuplement d’Evol qui est allé en s’accélérant au cours du XXème siècle, explique sans doute qu’il soit resté pratiquement indemne de constructions injurieuses. Les maisons rustiques d’Evol, groupées sur les pentes d’une colline de la rive gauche de la rivière, généralement orientées vers le midi, constituent autant de modèles de l’architecture rurale du Haut-Conflent et, plus spécialement, de la zone montagneuse de la rive gauche de la Têt doit des Garrotxes, d’Olette à Mont-Louis, laquelle communiquait avec le Capcir par une ancienne voie.Construites avec le schiste brun ou noirâtre local et couvertes d’ardoises bleutées dont plusieurs anciennes carrières existent dans la vallée, ces maisons utilisent toujours judicieusement la pente naturelle du terrain, comportent généralement des portes et fenêtres à linteaux de bois et ont conservé un certain nombre de typiques balcons de bois à encorbellement, établis en direction du meilleur ensoleillement et des escaliers extérieurs donnant accès au premier étage, seul réservé à l’habitation humaine, le rez-de-chaussée étant réservé au bétail et aux ustensiles agricoles.